Auteur/autrice : pole.jeunes

  • Festival Santos 2026

    Paris (75), du vendredi 28 août au dimanche 30 août 2026

    Santos, c’est LE festival national des 25 – 35 ans à Paris – Montmartre ! 3 jours sous le signe de la rencontre.

    Pendant trois jours, une douzaine de jeunes, de séminaristes et de prêtres de la Mission de France se sont mobilisés au cœur du Festival Santos, sur la colline de Montmartre. L’objectif : faire découvrir la Mission de France, nouer des liens et présenter le programme des activités du Pôle jeunes pour l’année 2026-2027.

    La mission au quotidien : retour sur la table ronde du samedi 30 août

    Moment fort du week-end, la table ronde organisée le samedi 30 août a réuni près d’une centaine de participants. Le thème : « la mission doit-elle être efficace ? »

    Mgr Dominique Blanchet, prélat de la Mission de France, et Julien Millot, prêtre de la Mission de France en Creuse et chauffeur de bus, ont croisé leurs regards et leur expérience avec Blanche et Geofrroy de l’association Misericordia. Un échange stimulant pour réinterroger la présence de l’Église au cœur des réalités d’aujourd’hui et dans la vie quotidienne de chacun.

    Des dizaines de visiteurs au Village des initiatives

    La présence de la Mission de France s’est aussi concrétisée au Village des initiatives. Tout au long du festival, des dizaines de jeunes sont passés par notre stand pour échanger, poser des questions ou simplement prendre un temps de pause.

    Si l’on devait résumer ces trois jours à Montmartre ? De belles surprises, des échanges enrichissants et, surtout, de magnifiques rencontres !

    P. Guillaume

  • Source et sommet

    Lourdes-Néouvielle, 14-19 juillet 2026

    Cet été, nous avons passé quelques jours dans les Pyrénées, d’abord à Lourdes puis dans le Parc National. Nous sommes allés à la rencontre de Bernadette et des bénévoles du Secours Catholique qui accueillent des personnes en difficulté à la Cité Saint-Pierre, où nous étions accueillis. Ces rencontres nous ont rappelé l’humilité et la simplicité du Christ, à travers de beaux témoignages de foi, de relèvement et de dignité de chacun.

    La route nous a ensuite menés depuis la source de Lourdes vers les sommets pyrénéens. Là-haut, nous avons vécu un échange profond avec un éleveur de brebis, qui nous a partagé ce qui fait son quotidien, ses difficultés et ses joies, la singularité aussi d’une vie où le familial et le professionnel se mêlent, nous interpellant également sur notre propre rapport au travail et au vivant.

    Nous avons enfin passé deux jours de randonnée et de partage. La marche ensemble, l’effort collectif, le groupe qui se soutient ont été une belle expérience de fraternité, dans des paysages somptueux.

    Cette semaine entre source et sommet a été un temps de rencontres, d’émerveillement, mais aussi de questionnements libres sur nos vies, notre rapport à la Création. Une expérience de foi ancrée dans la réalité de la vie de chacun !

    Xavier (24 ans) et Ambroise (35 ans)

  • Bible et travail professionnel

    Notre-Dame-de-l’Ouÿe, 18-19 avril 2026

    Les 18 et 19 avril derniers, nous étions réunis à Notre-Dame de l’Ouÿe pour aborder un sujet qui traverse toutes nos semaines : le travail.

    Comment concilier nos convictions, la pression du quotidien et notre foi chrétienne ? Entre discussions libres, lectures bibliques partagées et repères de la Doctrine sociale de l’Église (DSE), ce week-end nous a permis de faire un vrai pas de côté.

    Je retiens 3 points :

    • La Bible comme terrain d’égalité : Grâce au croisement entre textes et œuvres d’art, la parole s’est libérée. Débutants ou habitués, chacun a pu s’exprimer sans crainte du jugement et laisser l’Évangile bousculer son quotidien.
    • La DSE au cœur du réel : Dignité, subsidiarité, bien commun… Ces concepts sont devenus très concrets. On a parlé du refus de la compétition stérile, de la confiance à accorder aux nouveaux arrivants et de l’attention à porter à ceux qui sont dans « l’angle mort » de nos équipes (stagiaires, collègues isolés…).
    • Une espérance en action : Prendre de la hauteur permet de transformer la peur de l’avenir en une question essentielle : « Qu’est-ce que je veux donner au monde ? »

    Nous repartons rechargés, avec l’envie de « semer là où nous avons les pieds » et de porter un bout d’Évangile dans nos milieux professionnels.

    Paul (28 ans)

  • Rencontre européenne de Taizé

    Paris, 28 décembre 2025 – 1e janvier 2026

    Après avoir été accueilli à Ljubljana en 2023 pour les Rencontres européennes de Taizé, puis à Mugnano près de Rome en 2025 pour le Jubilé, j’ai pu à mon tour prendre part à l’accueil des participants de ce « pèlerinage de confiance sur la Terre », tout en étant moi-même accueilli à la Com’, à Ivry. Accueillir, en étant accueilli : je crois que cela exprime bien à quel point, en désirant donner, rendre pour tout le bien que j’ai reçu, je découvre que je reçois encore davantage.

    Au long de ces quelques jours, nous avons partagé le repas, la prière, et vécu des temps de partage biblique, d’échanges informels, de fête… J’allais de rencontres en retrouvailles, je faisais connaissance avec ceux que nous avions accueilli à la paroisse, et notre petit groupe de volontaires s’élargissait.

    Je pense, si je devais résumer ces Rencontres en trois mots, que je dirais : joie, paix, unité. Joie des chants, des danses, des retrouvailles, de fêter ensemble cette nouvelle année ; paix pour laquelle nous prions, en particulier avec le témoignage des pèlerins venus d’Ukraine ; unité tant désirée et déjà visible, avec tant de personnes si diverses réunies pour rendre témoignage au même Seigneur.

    Bien sûr, ce ne sont que quelques jours, quelques jours pour quelques milliers de pèlerins : une goutte d’eau à l’échelle de Paris, davantage encore à l’échelle de ce monde. Mais c’est un signe d’espérance : un signe que, dans notre temps, quelques uns au moins espèrent, croient en la paix, en l’unité, dans la joie, la confiance et l’accueil du prochain. Puisse ce qui est un aujourd’hui un petit signe dans ma vie irriguer mon année, et puisse cette espérance rejaillir sur notre monde. (Cf Is 43, 19-20)

    Xavier (24 ans) 

    Mon message pour les jeunes serait : « Votre foi est un trésor, cultivez-la. » Que nous puissions par notre parole, notre écoute et notre présence être des témoins du Christ vivant ! Que nous puissions, comme à Taizé, à travers cette joie dans la simplicité, être des signes d’espérance pour le monde.

    Suzy L. (23 ans) 

    L’accueil de jeunes étrangers à Paris et périphéries a mobilisé de nombreux paroissiens au niveau de l’hébergement. C’était un grand événement initialement prévu pour les jeunes mais qui est en fait étendu pour toutes les générations pour ceux qui ont accepté d’accueillir. Des familles, des couples, des personnes seules, âgées ont accepté d’ouvrir leur porte pour aller à la rencontre.

    J’ai pu vivre cet accueil avec mes parents qui ont hébergé chez eux deux ukrainiens et deux slovènes. Le premier soir nous avons pu échanger sur leurs réalités de vie dans leur pays, leur culture, ce qui les porte dans leur vie. C’était beau de les voir parler de leur foi et de leur joie d’être ici pour vivre ces rencontres européennes de Taizé. J’ai pu voir qu’il y avait beaucoup à recevoir à travers de simples moments partagés, en prenant le temps de la rencontre et accepter d’adapter son quotidien pour accueillir.

    J’ai pu assister à une prière du matin avec les jeunes rattachés à la paroisse de Bussy. C’était beau de voir cette diversité de jeunes réunis pour prier, avec des chants méditatifs où tout le monde peut se retrouver. On chante dans plusieurs langues différentes et cela permet je trouve d’être en communion plus facilement avec le monde. Nous avons tous un quotidien bien rempli (des études, un travail) et des changements dans nos vies, il est parfois difficile de s’arrêter pour prendre le temps de la rencontre avec Dieu et avec d’autres. Pourtant, des milliers de jeunes se sont réunis à Paris pour prier pour le monde, pour la paix, pour échanger sur leurs doutes et leurs joies. Ces moments nous permettent en tant que jeunes de s’ouvrir au monde, de partager nos réalités de vie qui souvent se rejoignent, de se sentir compris, d’espérer ensemble et d’avancer plus sereinement en tant que jeunes chrétiens du monde.

    J’aimerai que nous puissions davantage nous mélanger. Que ce soit entre jeunes de différents pays et cultures mais aussi entre générations. Se réunir, échanger permet toujours de faire émerger de nouvelles idées, d’apprendre des choses, de s’ouvrir à d’autres horizons. Dans un monde où notre foi et notre espérance peuvent être mises à l’épreuve, nous avons besoin en tant que jeunes d’être accompagnés, rassurés dans un sens et de pouvoir s’exprimer. 

    En sortant de ce type d’événements (Taizé, JMJ, Jubilé, rencontres et sessions diverses), je me sens plus confiante à avancer, revigorée d’une énergie nouvelle et d’une envie d’aller à la rencontre de l’inconnu. Je pense qu’il est important d’en proposer et d’en saisir un maximum.

    Marie C. (25 ans) 

    J’étais plein de joie de pouvoir participer à cette rencontre. J’avais, en plus, la chance de participer en tant que volontaire de l’équipe d’organisation à Ivry-sur-seine avec la Mission de France. 

    J’étais particulièrement touché par le nombre de participants venant de l’Ukraine.  Je trouvé que c’était un vrai témoignage de la recherche d’une paix durable. Les voir danser le jour de la fête des nations m’a donné tant de joie et aussi d’espérance ! J’osai rêver qu’un jour la guerre s’arrêtera et qu’ils pourront alors danser et célébrer leur culture en toute liberté. Pour le moment j’avais comme un avant goût de tout cela.

    Avant la rencontre de Taizé-Paris, j’étais nouveau sur Marseille. J’avais du mal à m’intégrer. Avec la rencontre de Taizé, certes mes problèmes ne sont pas partis, mais je sentais bien que je pouvais les surmonter. Je me suis senti ressourcé. La rencontre m’a donné de nouvelles énergies pour franchir mes soucis.

    Dieu est bien présent. Même si nous ne le remarquons pas toujours. Il est dans notre quotidien, dans chaque geste de tendresse que nous posons dans notre lieu de travail, à l’école, et aussi dans nos maisons. Bizarrement, il est aussi sur nos réseaux sociaux, quand nous écrivons nos commentaires. Chaque jour, une opportunité nous est présenté pour notre foi dans ce Dieu Amour.

    Charles M. (32 ans)

    Je peux dire qu’au-delà des milliers de jeunes et de l’ambiance de la rencontre de Taizé, ce qui me reste c’est le visage des autres. On arrivait de toute l’Europe et parfois de plus loin, sans se connaître, mais il y avait une curiosité et une bienveillance tellement naturelle entre nous ça apaisait vraiment le cœur de voir cette ouverture d’esprit. 

    Mais ce qui m’a vraiment étonné, c’est la rencontre avec les jeunes Ukrainiens. Honnêtement, j’avais peur avant de leur parler, je ne savais pas trop comment me comporter face à leur réalité. Et en fait, ce sont eux qui nous ont donné une leçon de vie. Leur joie de vivre était incroyable. Ils venaient d’un endroit où l’on pourrait croire que l’espoir est mort, mais ils étaient là pour manifester leur foi et une résilience. En les voyant rire et prier, j’ai compris que pour eux, la vie est un choix qu’on fait chaque matin, malgré tout le chaos. 

    Je peux aussi ajouter qu’aujourd’hui, les chants de Taizé font partie de ma vie de tous les jours. Je commence mes journées avec eux ils ont quelque chose qui apaise. Ça crée un calme intérieur qui rend mon quotidien, avec son stress et sa course, beaucoup plus facile à traverser. C’est comme si, chaque matin, ces chants me reconnectaient à la force de ces jeunes rencontrés à Paris et me rappelaient que, moi aussi, je peux choisir la paix et la joie.

    Ornella G. (22 ans)

    Avec l’accueil et les rencontres des jeunes, des questions : comment vit l’autre ? Qui est-il ? Qu’a-t-il à me dire ? Frères dans la foi, nous avons aussi pu parler de nos vécus personnels et de l’Eglise dans nos pays respectifs. (…) A l’image de passages dans les évangiles, à l’image du souci de Dieu pour chacun et chacune de nous, nous avons reçu de nos amis en abondance.

    Offrir totalement et sans calcul, sans attendre de se faire un avis ou une idée sur l’autre. Une invitation à entamer 2026 dans la confiance renouvelée dans l’autre, en lui offrant totalement l’amitié et le soin.

    En nos coeurs résonnait peut être cette parole de Saint Jean pleine du souffle de Dieu : « Celui qui aime son frère demeure dans la lumière ». (1 Jn 2,10) Comme envoi et conclusion, nous avons repris ensemble le chant en Polonais « Bog jest miloscia » (« Dieu est amour »). Et chacun est reparti chercher comment vivre l’Evangile dans le monde aujourd’hui. Au travers de ces partages, ces chants et ces sourires, sûrement que Dieu, le premier, se réjouit et rend grâce.

    Antoine M. (25 ans) 

  • Jubilé de l’espérance 2025

    Pontigny-Rome, 28 juillet – 5 août 2025

    Pour Pauline, trois mots consonnent avec l’espérance : la joie, la confiance, et l’homme. « Pendant le pèlerinage, nous avons beaucoup discuté et chanté l’espérance de Dieu en l’homme et en l’humanité. L’espérance nous aide à rendre nos vies plus belles. Des fois, la vie est compliquée. Croire en l’espérance c’est se dire que le meilleur est devant nous ! Elle nous appelle à des jours heureux. »

    C’est la vie de groupe tout le long du pèlerinage qui a été un réel chemin d’espérance. Constitué de jeunes d’horizons très différents, proches ou éloignés de la MDF, avec des parcours de vie variés, ils ont réussi à faire corps, aidés dans leur cheminement par les accompagnateurs de la Mission de France. « Nous étions comme une grande famille pendant ces 10 jours ! L’espérance ne s’est pas révélée dans une seule rencontre mais dans ce que nous avons vécu ensemble. Nous avons pris le temps de nous rencontrer petit à petit, de voir chacun se transformer. Je me souviens de l’un d’entre nous, timide, qui au retour chantait à tue-tête dans le bus les louanges de Dieu, porté par cette espérance », témoigne la jeune pèlerine avec conviction.

    Cependant c’est à Assise que Pauline a vraiment mesuré la dimension internationale du jubilé. Des jeunes du monde entier se sont retrouvés dans la petite ville de saint François et sainte Claire, figures importantes pour elle, tant dans son engagement chez les Scouts et Guides de France que dans sa famille. Elle a aussi été profondément émue de voir à Tor Vergata — le lieu du grand rassemblement final — dans la foule, un drapeau ukrainien et un drapeau russe, symboles d’une paix possible, car « comme nous l’a dit le Pape, nous ne devons pas oublier que ce sont les peuples qui subissent les guerres. »

    Deux événements furent d’une grande intensité : le passage de la porte sainte à Saint-Paul-hors-les-Murs, une des quatre basiliques majeures, située à la périphérie de la ville — tout un symbole ! — avec le nouvel évêque de la Mission de France, Monseigneur Dominique Blanchet. « Il s’est mis à l’écoute du groupe et de ce que chacun de nous attendait de lui ». Le deuxième, inoubliable, fut la dernière soirée à Mugnano, un tout petit village près d’Assise, chez Philippe et Marianne. « Nous avons été reçus comme des rois et des reines ». Les villageois avaient préparé pour eux, cuits dans leurs fours à bois, des pizzas à partager. Ils mangèrent sur la place du village, face au soleil couchant. Ce fut une nouvelle fois l’occasion d’échanger, de rire, de chanter… et de remercier le Seigneur pour ces profonds moments de fraternité et de joie.