Jubilé de l’espérance 2025

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Pontigny-Rome, 28 juillet – 5 août 2025

Pour Pauline, trois mots consonnent avec l’espérance : la joie, la confiance, et l’homme. « Pendant le pèlerinage, nous avons beaucoup discuté et chanté l’espérance de Dieu en l’homme et en l’humanité. L’espérance nous aide à rendre nos vies plus belles. Des fois, la vie est compliquée. Croire en l’espérance c’est se dire que le meilleur est devant nous ! Elle nous appelle à des jours heureux. »

C’est la vie de groupe tout le long du pèlerinage qui a été un réel chemin d’espérance. Constitué de jeunes d’horizons très différents, proches ou éloignés de la MDF, avec des parcours de vie variés, ils ont réussi à faire corps, aidés dans leur cheminement par les accompagnateurs de la Mission de France. « Nous étions comme une grande famille pendant ces 10 jours ! L’espérance ne s’est pas révélée dans une seule rencontre mais dans ce que nous avons vécu ensemble. Nous avons pris le temps de nous rencontrer petit à petit, de voir chacun se transformer. Je me souviens de l’un d’entre nous, timide, qui au retour chantait à tue-tête dans le bus les louanges de Dieu, porté par cette espérance », témoigne la jeune pèlerine avec conviction.

Cependant c’est à Assise que Pauline a vraiment mesuré la dimension internationale du jubilé. Des jeunes du monde entier se sont retrouvés dans la petite ville de saint François et sainte Claire, figures importantes pour elle, tant dans son engagement chez les Scouts et Guides de France que dans sa famille. Elle a aussi été profondément émue de voir à Tor Vergata — le lieu du grand rassemblement final — dans la foule, un drapeau ukrainien et un drapeau russe, symboles d’une paix possible, car « comme nous l’a dit le Pape, nous ne devons pas oublier que ce sont les peuples qui subissent les guerres. »

Deux événements furent d’une grande intensité : le passage de la porte sainte à Saint-Paul-hors-les-Murs, une des quatre basiliques majeures, située à la périphérie de la ville — tout un symbole ! — avec le nouvel évêque de la Mission de France, Monseigneur Dominique Blanchet. « Il s’est mis à l’écoute du groupe et de ce que chacun de nous attendait de lui ». Le deuxième, inoubliable, fut la dernière soirée à Mugnano, un tout petit village près d’Assise, chez Philippe et Marianne. « Nous avons été reçus comme des rois et des reines ». Les villageois avaient préparé pour eux, cuits dans leurs fours à bois, des pizzas à partager. Ils mangèrent sur la place du village, face au soleil couchant. Ce fut une nouvelle fois l’occasion d’échanger, de rire, de chanter… et de remercier le Seigneur pour ces profonds moments de fraternité et de joie.